
HEMOROIDES
Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins situés au niveau du canal anal. La maladie hémorroïdaire se présente comme un gonflement et une inflammation des veines hémorroïdaires. Les hémorroïdes peuvent être internes ou externes et sont soit non compliquées- asymptomatiques, soit compliquées accompagnées de douleur intense et saignements.
Traitements chirurgicaux proposés
Hémoroïdectomie selon Milligan et Morgan
Principes et modalités de l’intervention
Cette technique est la plus radicale. Elle consiste à enlever complètement tout le tissu hémorroïdaire externe et interne. Cette technique présente une efficacité qui se maintient dans le temps. Trois plaies sont réalisées débutant sur la marge anale et se poursuivant sur toute la hauteur de l’anus jusque dans le bas du rectum où trois ligatures sont réalisées.
La douleur post-opératoire est habituelle, parfois très intense et prise en charge dès l’intervention. A la sortie de l’hospitalisation, une ordonnance d’antalgiques est remise au patient. Un protocole d’antalgie par un prestataire à domicile peut être mis en place dès la programmation de l’intervention.
Ligature Doppler et mucopexie
Principes et modalités de l'intervention
Son principe est de ligaturer sous contrôle doppler les artères hémorroïdaires afin de diminuer l'afflux de sang dans les hémorroïdes et d'associer des sutures supplémentaires appelées " mucopexies " afin de tracter la muqueuse et réduire le prolapsus.
En l'absence de plaie externe, cette technique est globalement beaucoup moins douloureuse que l'intervention classique de Milligan et Morgan mais ne s'adresse qu'aux hémorroïdes internes et elle est liée avec un taux légèrement plus haut des récidives.
Quelques potentielles complications peuvent survenir après hémorroïdectomie :
- rétention d’urine qui pourra nécessiter un sondage urinaire transitoire.
- Des saignements post opératoires , habituellement de petite quantité mais qui peuvent être importants dans 2 à 3% des patients et peuvent nécessiter une intervention chirurgicale urgente en particulier entre le 8ième et le 15ième jour.
- Rarement une infection d’une plaie peut survenir.
- Le rétrécissement anal concerne moins de 5% des opérés. Il peut être traité par dilatation ou nécessiter un geste chirurgical complémentaire.
- Les troubles de la continence (difficultés à retenir les gaz ou les matières) Très souvent ils sont transitoires, rarement persistant après la cicatrisation.

FISSURES
La fissure anale aigue
En cas de fissure anale aiguë, la douleur est intense surtout pendant l’ évacuation. Elle durer de quelques minutes à plusieurs heures. Un saignement peut être associé.
La fissure anale chronique
La fissure anale chronique est le stade ultérieur de l’affection. Elle est définie comme chronique en fonction de sa durée d’évolution. La douleur est généralement moins importante que pour les fissures aiguës.
Traitements chirurgicaux proposés:
- Mini- sphinctérotomie latérale

- L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou anesthésie loco-régionale. L’opération consiste à une petite incision latérale sur le côté du canal anal (sur le muscle sphincter interne) en respectant les fibres externes du sphincter. Cette incision va permettre de lever l’hypertonie anale responsable de la fissure.
Chirurgie le plus souvent réalisée en ambulatoire, avec un arrêt de travail court. Il n’y a pas de nécessité de soins infirmiers.
- Fissurectomie + anoplastie+/- sphincterotomie
Cette intervention chirurgicale, réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale, consiste à enlever la fissure. On retire ainsi une languette de peau au milieu de laquelle se trouve la fissure (fissurectomie) avec un recouvrement partiel de la plaie par une petite partie de la muqueuse du rectum (anoplastie muqueuse). Il n’y a pas de section systématique du sphincter anal.
Quelles complications peuvent survenir après une opération pour fissure anale:
- A court terme, saignements, infection qui sont quand même très rares. A long terme ce sont les troubles de la continence aux selles dans 1% des séries et troubles de la continence aux gaz 3%-10% selon les séries.

FISTULES ET SUPPURATIONS PERI-ANALES
Le traitement des fistules anales et des abcès de la marge anale est toujours chirurgical.
En effet, la guérison ne sera obtenue que lorsque le trajet de la fistule sera reconnu et supprimé.
EN PHASE D’ABCES, il faut inciser ce dernier, évacuer le pus et si possible retrouver l’orifice primaire dans le canal anal, qui correspond au point de départ de la fistule.

EN PHASE DE FISTULE ANALE, l’objectif du traitement chirurgical est l’ablation du trajet de la fistule, mais ce traitement doit obéir à deux impératifs :
- Découvrir l’orifice en cause de la fistule anale dans le canal anal,
- Assurer l’intégrité fonctionnelle des muscles de la continence anale, situés autour de l’anus.
C’est la raison pour laquelle, les patients conservent parfois autour de leur anus, un lien élastique pendant quelques jours, afin de permettre la cicatrisation musculaire et éviter ainsi tout problème d’incontinence ultérieure (Fistulotomie en deux temps).
Fistulotomie en deux temps

L’opération se fait généralement en ambulatoire avec une sortie prévue l’après-midi.
Quelles complications à long termes peuvent survenir après une opération pour fistule anale :
L’opération est généralement bien tolérée avec des douleurs postopératoires qui peuvent être soulagées avec un traitement adapté ou un prestataire à domicile avec traitement antalgique en perfusion IV. Le saignement postopératoire et l’infection peuvent survenir mais elles sont quand même très rares.
Par rapport aux complications à long terme, le risque des troubles de la continence est faible (mois de 10%) dans le cas d’une fistule simple et un peu plus élevé dans les fistules complexes.
La récidive des fistules anales est toujours possible, surtout dans le cas d’une fistule anale complexe.



